Raconter les histoires des gens n’est pas facile.

Notre équipe l’a rapidement compris lorsque nous avons commencé en tant qu’assistants de recherche pour le projet GMC en mai dernier. Dans le but d’amener le projet de recherche au-delà de la recherche académique et de sensibiliser les décideurs politiques, les groupes d’intérêts, et la population en général, nous avons rassemblé des récits et créé des vidéos à propos des personnes directement impliquées dans – et affectées par– les services de soins.

Cela implique de s’assoir avec les soignants, les bénéficiaires de soins, et les défenseurs des gens concernés par les services de soin. Les individus avec lesquels nous avons établi contact nous ont énormément donné – leur temps, leur vulnérabilité et leurs réflexions. Ces dernières ont enrichi notre compréhension de la manière dont les services de soins influencent autant de personnes différentes vivant au Canada. Les personnes que nous avons interviewées hésitent rarement à s’ouvrir à nous à propos des aspects les plus intimes de leurs vies, n’épargnant aucuns détails ou nuances.

Mais ces récits doivent être mis en contexte. Les conditions économiques et sociales façonnent la réalité personnelle, alors nous créons aussi des fiches de renseignements afin de fournir des preuves quantitatives concernant les questions pertinentes à nos interviews, comme les tendances démographiques, les mauvaises conditions de travail ou la précarité du travail. Nous voulons souligner que les récits individuels des personnes interviewées font partie d’un contexte plus large, qu’ils reflètent l’expérience de plusieurs personnes impliquées dans les services de soins.

Nous en venons ensuite à la partie plus délicate. Nous devons présenter toute cette information contextuelle de manière à la rendre compréhensible auprès du grand public. Nous devons aussi passer nos interviews au peigne fin et décider de la meilleure manière de raconter l’histoire de chacun de façon concise. Comment capturer toute l’expérience d’une personne en moins de 500 mots, ou en un enregistrement vidéo de 30 secondes ? Comment atteindre cet objectif tout en les représentant fidèlement, spécialement lorsqu’il s’agit d’un individu dont l’expérience est si différente de la nôtre ?

C’est là le genre de questions auxquelles nous pensons tous les jours dans notre travail. Notre plus récente vidéo, « Pourquoi se soucier des soins? »  (Why care about care?), montre ce que nous avons appris depuis que nous travaillons au sein du projet Genre, migration et le travail de care. « Pourquoi se soucier des soins? » est notre soumission au concours « J’ai une histoire à raconter » du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), concours qui souligne les initiatives étudiantes dans les domaines des sciences humaines et sociales.

Notre satisfaction à l’égard de nos accomplissements nous motive à travailler encore plus fort. Avec l’aide de deux nouveaux assistants de recherche, nous créons à l’heure présente une nouvelle vidéo qui explore les stratégies d’organisation des défenseurs des travailleurs de care, des proches aidants, et des bénéficiaires de soins. Entre autres, nous abordons et interviewons des organisateurs communautaires, travaillons sur des tâches de postproduction, et concevons des graphiques pour l’animation vidéo. Nous créons aussi de nouvelles fiches de renseignements – cette fois-ci en puisant dans la recherche de la Dre Cynthia Cranford sur les modèles de soins à Toronto et Los Angeles.

Restez branchés pour être au courant du nouveau contenu Web ! En attendant, si vous pensez à quelqu’un que nous pourrions interviewer, vous savez où nous trouver !

Rencontrez les assistants de recherche de l’été 2017!


De gauche à droite. Alexander Sitarski, Melissa Nicholls, Joshua Rodriguez, Bastian Leones, Sarah Lima, Nena Meftuh

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Why care about care?