Story domestic migrantFin des années 1800

Des femmes sont recrutées des iles Britanniques afin de travailler comme domestiques et deviennent les mères de la génération suivante de Canadiens. 

1900

Vers cette époque, la faible rémunération et des conditions de travail isolantes poussent les travailleurs domestiques migrants européens à chercher un emploi dans la sphère privée.  

1910

100 femmes de Guadeloupe, dans les Caraïbes, sont admises afin de répondre à la pénurie de travailleurs domestiques. Elles doivent travailler quatre fois plus longtemps que leurs équivalentes Européennes avant de recevoir leur statut d’immigrant reçu.  

1945

Après la Deuxième Guerre mondiale, le Canada a de la difficulté à engager des travailleurs d’Europe Centrale et d’Europe de l’est.  

Début des années  1950

Les pays caribéens font pression sur le Canada pour qu’il assouplisse sa politique migratoire restrictive; des femmes caribéennes sont admises comme travailleuses domestiques.  

Fin des années  1950 

Les femmes caribéennes migrantes commencent à quitter leur emploi comme travailleur domestique peu après avoir obtenu le statut d’immigrant reçu, ce qui leur accorde la résidence permanente.  

1973

La nouvelle règlementation en matière de visa pour un nouvel emploi est introduite : les travailleurs domestiques entrent au pays avec un visa de travail temporaire et ne peuvent demeurer au Canada que s’ils demeurent employés comme travailleurs domestiques.  

Années 1970

Une coalition d’organisations de Noirs, d’immigrants et de femmes proteste contre les conditions de travail des travailleurs domestiques.  

1981

Le programme d’embauche de travailleurs domestiques étrangers est introduit; les travailleurs doivent résider chez leur employeur. 

1992 – 2014

Le programme d’aides familiaux résidents est en œuvre ; la grande majorité des travailleuses sont des femmes des Philippines. Cliquez ici pour voir les changements de 2014.

La Dre Monica Boyd fait des recherches sur l’histoire du Programme des aides familiaux résidants du Canada (1992 – 2014) dans le cadre du sous-projet Migration des soins: Travailleurs permanents et temporaires en Amérique du Nord, qui fait partie du projet Genre, migration et le travail de soins d’assistance.

M. Boyd met en lumière plus de 100 ans de politiques canadiennes visant à attirer des femmes à l’étranger à titre de travailleuses domestiques.

Au fil des décennies, les migrants domestiques ont quitté le travail domestique pour améliorer leur vie, constate Boyd.

Mais la politique fédérale n’a jamais visé à changer les conditions qui rendent le travail de soin ou d’entretien ménager indésirable.

L’histoire politique de Boyd révèle des objectifs historiques mixtes et les résultats de la migration interne, y compris des preuves de discrimination raciale ou nationale.

La politique canadienne privilégiait historiquement les femmes d’origine européenne, tout en rendant plus difficile pour les femmes racialisées de rester au Canada.