Les dispensateurs de soins se voient souvent effectuer des tâches bien au-delà de ce que leur contrat stipule, surtout lorsqu’ils travaillent directement chez le client.

 

Leurs responsabilités sont souvent peu claires, et leur environnement de travail est peu réglementé. Rita, une fournisseuse de soins d’assistances ayant plus de vingt ans d’expérience, connaît très bien les défis et la satisfaction que peut apporter le rôle de soignant, et elle nous offre un aperçu intéressant de la réalité des aides familiaux.

 

« J’ai un contrat, en quelque sorte, mais j’investis beaucoup trop d’heures – beaucoup plus que ce que stipule le contrat, » explique Rita, assise à une belle table de bois d’où l’on pouvait entendre de la douce musique classique en fond sonore. Rita est aide familiale auprès de Bill, un homme de 102 ans. « On peut dire que je suis en charge. Je m’occupe du ménage, de la préparation des repas, de la lessive et de l’hygiène personnelle si le besoin se présente. Je planifie l’horaire des aides familiaux, comme ça je n’ai pas besoin de venir tous les jours. Je planifie les rendez-vous chez le docteur et j’y mène Bill. Je conduis, je fais du travail administratif pour son magazine, je rencontre des associés, je le mène à des réunions le weekend… D’habitude, je planifie tout.

 

Les responsabilités de Rita en tant que fournisseuse de soins sont uniques car non seulement est-elle responsable de prendre soin de Bill, mais elle est aussi en charge d’engager et de planifier l’horaire des autres soignants, une tâche qui est normalement effectuée par un membre de la famille ou par le bénéficiaire de soins. Rita est simultanément employée et employeur : elle travaille pour la famille comme dispensatrice de soins, mais elle engage et planifie l’horaire des autres aides familiaux en même temps.

 

« Je fais tout ce que je peux, et plus encore. Je fais de mon mieux… Je ne suis pas une machine, et les jeunes enfants et les personnes âgées, ils ne sont pas des machines non plus… ils ont des besoins. » Rita prend son rôle de soignant comme un mode de vie et une vocation de vie, non pas seulement un travail. « Tu investis tellement d’émotions et de temps, et ce n’est pas un travail comme les autres où tu vas au bureau et tu fais ce que tu as à faire. Tu travailles avec des gens, pas juste avec des objets. Chaque quart de travail est différent. Il pourrait y avoir un petit incident, ou il pourrait y avoir beaucoup de bonheur. »

 

C’est extraordinaire de voir Rita dans son rôle de soignante – elle se soucie vraiment des gens dont elle prend soin, et elle pense toujours aux besoins des autres avant tout. Sa dévotion à son rôle de soignante est évidente, et est démontrée à travers son travail constant, qui va bien au-delà de ce qu’on attend normalement d’un soignant. « Je traite les gens comme j’aimerais être traitée – je leur donne mon temps; je leur donne leur dignité. J’espère qu’un jour, quand je serai vieille, quelqu’un me sourira ou me tendra la main. »

65

Pour cent des soignants rapportent vivre dans une résidence différente de celle de leur bénéficiaire de soins, comparé à 16% des soignants qui vivent chez le bénéficiaire de soins et 14% qui fournissent des soins à des personnes âgées dans des résidences pour personnes âgées.

31

Pour cent des aides familiaux rapportent avoir planifié et coordonné les rendez-vous de leur bénéficiaire de soins au cours des 12 derniers mois (2012)

12

Pour cent des aides familiaux rapportent devoir planifier et coordonner les rendez-vous pour leur bénéficiaire de soins au moins une fois par semaine. (2012)